Convention collective des médecins conseils : la part variable en fonction de l’atteinte d’objectifs.

Part variable en fonction de l atteinte d’objectifs , point 6.5

 

CONVENTION COLLECTIVE NATIONALE DE TRAVAIL
DES PRATICIENS CONSEILS
DU REGIME GENERAL DE SECURITE SOCIALE
(Art. 16 Abrogé par le protocole d’accord du 23 juillet 2015 à effet du 1er novembre 2015, Modifié par l’avenant du 24 mars 2015 et par circulaire 007-15 du 28 janvier 2015, en vigueur à compter du 1er janvier 2015, modifié par l’avenant du 28 juin 2016)

Entre, d’une part :

– l’Union des caisses nationales de sécurité sociale, représentée par son Directeur, Philippe Renard, dûment mandaté par le Comité exécutif le 15 mars 2006 ;

et d’autre part :
– les organisations syndicales nationales soussignées ;

Il est convenu ce qui suit :

Préambule

Conformément aux dispositions de l’article L 123.2.1 du code de la sécurité sociale, l’Ucanss et les organisations syndicales nationales ont procédé à l’élaboration négociée d’un cadre conventionnel adapté pour les praticiens conseils du régime général de sécurité sociale exerçant au sein de la Caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS) ou dans les agences régionales de santé (ARS).

A cette occasion, elles estiment qu’il est essentiel pour l’Assurance Maladie et pour les ARS de pouvoir disposer de praticiens conseils issus d’un corps national, compétents, motivés et reconnus dans leur métier par une juste rémunération de leur engagement professionnel, et ce dans un contexte marqué par une évolution de la démographie médicale qui nécessite, à court et moyen terme, d’attirer et de retenir des experts médicaux de haut niveau de compétences.

Dans cette perspective, elles conviennent qu’un triple objectif doit être prioritairement poursuivi :

  • –  établir par voie de convention collective des règles qui permettent d’assurer aux praticiens conseils des conditions de travail satisfaisantes prenant notamment en compte les spécificités propres à l’exercice médical dans le respect des dispositions légales et réglementaires qui régissent l’exercice de la profession, notamment celles résultant du code de déontologie ;
  • –  attirer et fidéliser les personnels qui viendront à être embauchés en leur proposant une carrière professionnelle motivante ;
  • –  favoriser la mobilité en développant des passerelles entre les organismes qui emploient des praticiens conseils.A cet égard, elles considèrent que la mise en place d’une classification rénovée et l’établissement d’un dispositif de rémunération qui assure une évolution salariale significative par la reconnaissance de la contribution professionnelle et de l’implication dans l’atteinte des objectifs, constituent les axes majeurs d’un cadre collectif de travail adapté aux évolutions en cours et à venir.

A cette fin, les parties signataires adoptent les dispositions suivantes :

Article 1er: Champ d’application

La présente convention collective nationale règle les rapports entre, d’une part, la CNAMTS et les agences régionales de santé (ARS),et, d’autre part, les praticiens conseils exerçant à la CNAMTS ou dans une ARS, en métropole ou dans les départements d’outre-mer, issus d’un corps national comprenant :

  • –  les médecins conseils ;
  • –  les chirurgiens-dentistes conseils ;
  • –  les pharmaciens conseils. -Dans le reste du texte, la CNAMTS et les ARS sont désignées sous le terme employeur.

    Titre I ‐ Classification des emplois et dispositif de rémunération

    Article 2 : Classement des emplois

    Les emplois exercés par les praticiens conseils sont classés sur les quatre niveaux de qualification suivants :

Niveau

Classement des emplois

A

Praticien conseil du service du contrôle médical

B

Praticien conseil en charge d’attributions ou de missions d’ordre technique Praticien conseil chef de service exerçant des responsabilités de management
Praticien conseil chef de service responsable d’un échelon local du contrôle médical

Médecin conseil régional adjoint
Praticien conseil exerçant des responsabilités nationales

D

Médecin conseil régional Médecin conseil national adjoint

Article 3 : Le dispositif de rémunération

3.1 – Les composantes de la rémunération

La structure de la rémunération est constituée de trois éléments :

  • –  une rémunération correspondant à l’emploi exercé, matérialisée par un coefficient dit coefficient de qualification ;
  • –  une plage d’évolution salariale pérenne délimitée par le coefficient de qualification et un coefficient maximum ;
  • –  une part variable.Par ailleurs, la rémunération comprend des éléments complémentaires visés à l’article 6 de la présente convention.

3.2 – L’échelle des coefficients

Chaque niveau de qualification comporte deux coefficients, exprimés en points.

Ces coefficients définissent la plage d’évolution salariale, à l’intérieur de laquelle chaque praticien conseil, dans le niveau de qualification qu’il occupe, a vocation à évoluer, dans le respect des règles définies infra.

Le coefficient minimum du niveau est dénommé coefficient de qualification.

La rémunération de base, pour un temps plein, est égale au produit du coefficient de qualification par la valeur du point applicable dans l’institution, qui fait l’objet d’une négociation annuelle.

3.3 – La progression à l’intérieur de la plage d’évolution salariale

La progression à l’intérieur de la plage d’évolution salariale s’opère sous l’effet de la prise en compte de l’expérience professionnelle et de la reconnaissance de la contribution professionnelle.

3.3.1 – Prise en compte de l’expérience professionnelle

L’expérience professionnelle du praticien conseil est prise en compte par l’attribution de 30 points d’expérience par tranche de 5 ans révolus d’exercice médical, décomptés à partir de l’obtention du diplôme.

En tout état de cause, la limite maximale du nombre de points d’expérience est de :

  • –  150 pour les praticiens conseils des niveaux A et B,
  • –  120 pour les praticiens conseils des niveaux C et D.L’expérience professionnelle au sens du présent article, s’entend du temps d’exercice de la profession, à l’extérieur et au sein de l’Institution, ainsi que des périodes au cours desquelles le contrat de travail est suspendu dans le cadre d’un congé de maternité, d’adoption, ou à l’occasion d’un arrêt de travail consécutif à un accident du travail ou à une maladie professionnelle.

    Sont également considérées comme temps de présence pour l’appréciation de l’expérience professionnelle, les périodes consacrées à l’exercice d’un mandat syndical ou de représentation du personnel au sein de la CNAMTS ou des ARS, ainsi que celles entraînant le paiement total ou partiel du salaire dans les conditions posées par les articles 19, 20, 21, 22, 23, 24 et 25 de la présente convention collective.

Niveau de qualification

Coefficient de qualification

Coefficient maximum

A

582

937

B

705

1055

C

805

1105

D

855

1195

3.3.2 – Reconnaissance de la contribution professionnelle

Elle s’opère par l’attribution de points de contribution professionnelle destinés à rétribuer l’investissement personnel et la contribution à la réalisation des objectifs fixés.

Ces objectifs individuels, qui s’inscrivent dans ceux plus généraux du service et dans le cadre d’une démarche qualité, respectent, en tout état de cause, le code de déontologie et, à ce titre, peuvent être des objectifs de production en dehors de toute notion de rendement.

La détermination et l’évaluation de la réalisation des objectifs sont formalisées à l’occasion de l’entretien annuel d’évaluation et d’accompagnement prévu à l’article 5.

Le montant de chaque attribution est exprimé en points entiers.

Dans la limite de la plage d’évolution salariale, ce montant correspond annuellement au minimum à 30 points et au maximum à 40 points.

Ces points sont attribués :

  • –  par le médecin conseil régional sur proposition du supérieur hiérarchique ou par le directeur de l’ARS pour les praticiens conseils des niveaux A et B ;
  • –  par le directeur général de la CNAMTS ou par le directeur de l’ARS pour les praticiens conseils des niveaux C et D.Tout praticien conseil n’ayant pas bénéficié d’une évolution de sa situation individuelle, pendant cinq ans consécutifs, peut demander à bénéficier d’un examen personnalisé de sa situation, auprès de son supérieur hiérarchique direct, la hiérarchie supérieure devant être tenue informée de sa démarche.

    3.4 – Garantie minimum d’attribution de mesures individuelles de rémunération

    Au niveau régional, au moins 30 % des praticiens conseils présents bénéficie chaque année de mesures individuelles de rémunération s’entendant d’une attribution :

    • –  de points d’expérience professionnelle ;
    • –  de points de contribution professionnelle ;
    • –  d’un niveau de qualification supérieur s’inscrivant dans le cadre d’un parcoursprofessionnel.
      L’effectif est décompté au 1er janvier en personnes physiques. Article 4 : Le parcours professionnel

      Pour chaque emploi, un référentiel des activités et des compétences associées est établi.

      Le parcours professionnel est défini comme le passage dans un niveau de qualification supérieur.

      L’accès aux emplois de médecin conseil national adjoint, médecin conseil régional, médecin conseil régional adjoint s’effectue selon les dispositions réglementaires en vigueur.

      L’accès aux emplois du niveau B nécessite l’inscription préalable sur une liste d’aptitude établie chaque année au niveau national, après avis de l’instance nationale de suivi prévue à l’article 47 de la présente convention collective. L’accès à ces emplois nécessite l’acquisition

des compétences associées au référentiel de l’emploi considéré. La validation de ces compétences est réalisée :

  • –  pour les praticiens conseils exerçant au sein de la CNAMTS, au niveau de chaque direction régionale du service du contrôle médical, par un comité de direction spécifique présidé par le directeur régional du service médical.
  • –  pour les praticiens conseils exerçant au sein des ARS, par le directeur général de l’ARS.En cas d’accès à un niveau de qualification supérieur, les points d’évolution salariale acquis au titre de la reconnaissance de la contribution professionnelle sont supprimés.

    Les points d’expérience professionnelle acquis sont maintenus, dans la limite de la plage maximale de points d’expérience correspondant au nouveau niveau de qualification.

    Le praticien-conseil concerné bénéficie dès sa prise de fonction, dans la limite de la plage d’évolution salariale de son nouveau niveau de qualification, d’une rémunération supérieure d’au moins 45 points à celle résultant de son ancien coefficient et des points d’évolution salariale acquis.

    Cette garantie sera assurée, le cas échéant, par l’attribution de points de contribution professionnelle.

    Article 5 : L’entretien annuel d’évaluation et d’accompagnement

    Chaque praticien conseil bénéficie, chaque année, d’un entretien avec son supérieur hiérarchique direct.

    Cet entretien a pour finalité, à partir du référentiel de compétences de l’emploi occupé, d’échanger et de faire le point sur les attentes en termes professionnels du praticien conseil et de son responsable hiérarchique.

    L’entretien porte notamment sur les aspects suivants :

a) au titre de l’évaluation :

  • –  l’évaluation des compétences mises en oeuvre par le praticien conseil par rapport à l’emploi occupé et à ses évolutions. Les compétences doivent être appréciées sur la base de faits précis, objectifs, observables et mesurables ;
  • –  la façon dont la fonction a été exercée au cours de la période écoulée, en particulier l’investissement personnel et la contribution à la réalisation des objectifs du service ;
  • –  le degré d’atteinte des objectifs particuliers donnant lieu au bénéfice éventuel de la part variable telle que définie à l’article 6.5 ;
  • –  la fixation d’objectifs pour l’année à venir.

b) au titre de l’accompagnement :

  • –  l’identification éventuelle des compétences professionnelles à développer, et leur formalisation écrite, notamment en précisant les modalités concrètes en termes de moyens à mettre en oeuvre ;
  • –  l’établissement éventuel d’un plan personnel de formation ;
  • –  l’expression des souhaits en matière d’évolution de carrière, en termes de mobilité,en fonction des besoins de l’employeur et de ceux du praticien conseil et/ou de parcours professionnel envisagé par le praticien conseil.

L’entretien annuel d’évaluation et d’accompagnement fait l’objet d’une programmation entre le praticien conseil et son supérieur hiérarchique.

Il donne lieu à l’établissement d’un document écrit, établi par le responsable hiérarchique compétent, et sur lequel le praticien conseil peut porter ses remarques.

Article 6 : Autres éléments de rémunération

6.1 – Gratification annuelle

Une gratification annuelle égale au salaire normal du dernier mois de chaque année est attribuée à tous les praticiens conseils. Elle est payable au plus tard le 31 décembre de l’année en cours.

6.2 – Allocation vacances

A l’occasion des vacances, il est attribué aux praticiens conseils une allocation égale à un mois payable en deux versements, le premier d’une moitié du salaire fixe brut du mois de mai, le second d’une moitié du salaire fixe brut du mois de septembre. En bénéficie tout praticien conseil dont le contrat n’est pas résolu ou suspendu pour le premier versement le 31 mai, pour le second le 30 septembre.

6.3 – Primes de responsabilités particulières

6.3.1 – Prime de cadre dirigeant

Les médecins conseils régionaux, cadres dirigeants, bénéficient à ce titre d’une prime de 50 points.

Sur proposition du directeur régional du service médical, les médecins conseils régionaux adjoints, peuvent accéder au statut de cadre dirigeant et, à ce titre, bénéficier d’une prime de 30 points et de 8 jours de congés supplémentaires.

Cette prime est due dès la prise de fonction. Son versement est mensuel et suit le régime des autres éléments de rémunération.

Elle cesse d’être attribuée lorsque l’intéressé n’exerce plus sa fonction.

6.3.2 – Exercice de responsabilités spécifiques

Les praticiens conseils chefs de service, cadres au forfait, investis de responsabilités de management, et les praticiens conseils chefs de service responsables d’un échelon local du contrôle médical, cadres au forfait, bénéficient d’une prime de 30 points.

Cette prime est due dès la prise de fonction. Son versement est mensuel et suit le régime des autres éléments de rémunération.

Elle cesse d’être attribuée lorsque l’intéressé n’exerce plus sa fonction.

6.3.3 – Contribution supplémentaire sur un ou plusieurs échelons locaux autres que celui d’affectation

Cette contribution supplémentaire concerne :

  • –  les praticiens conseils de niveau A appelés, à la demande de l’employeur, à intervenir, en sus de leur activité habituelle, sur un ou plusieurs échelons locaux du service médical, autres que leur échelon d’affectation, pour une durée minimum de trois mois. Cette intervention consiste en un déplacement physique régulier, d’au moins 1 jour par semaine sur la période considérée, en échelon déficitaire ;
  • –  les praticiens conseils de niveau B en position de management appelés, à la demande de l’employeur, à manager un échelon local du service médical autre que celui de leur poste d’affectation.Cette contribution permet de bénéficier d’une prime mensuelle de 25 points.

    Elle cesse d’être attribuée quand l’intéressé n’exerce plus son activité professionnelle au sein de plusieurs échelons.

    6.4 – Evolution salariale des praticiens conseils classés au niveau D

    Afin de reconnaître l’implication et la prise de responsabilités des praticiens conseils classés au niveau D, tout en favorisant leur mobilité, un bilan d’exercice de la fonction, distinct de l’entretien annuel d’évaluation et d’accompagnement prévu à l’article 5, est organisé tous les 4 ans. Celui-ci peut déboucher sur l’attribution de points de contribution professionnelle.

    6.5 – Part variable

    Les praticiens conseils sont éligibles au bénéfice d’une part variable.

    De caractère non automatique, la part variable a pour objet la reconnaissance de l’atteinte d’objectifs individuels et collectifs, respectant, en tout état de cause, les règles qui régissent l’exercice de la profession, notamment celles résultant du code de déontologie.

    Les éléments nécessaires à l’attribution éventuelle de la part variable, sont évoqués à l’occasion de l’entretien annuel d’évaluation et d’accompagnement prévu à l’article 5.

    La part variable peut atteindre jusqu’à l’équivalent :

    • –  d’un mois et demi de la rémunération de base, telle que définie à l’article 3.2 de la présente convention collective, pour les praticiens conseils occupant des emplois de niveau D ;
    • –  d’un mois de la rémunération de base, telle que définie à l’article 3.2 de la présente convention collective, pour les praticiens conseils de niveau C ;
    • –  de 75 % d’un mois de la rémunération de base, telle que définie à article 3.2 de la présente convention collective, pour les praticiens conseils de niveau B ;
    • –  de 50% d’un mois de la rémunération de base, telle que définie à l’article 3.2 de la présente convention collective, pour les praticiens conseils de niveau A.Elle est versée en une fois au titre d’une année considérée.

Titre II – Conditions de travail

Sous-titre I – Conditions d’exercice

Article 7 : Recrutement

Les praticiens conseils reconnus médicalement aptes sont recrutés au sein de la CNAMTS ou dans une ARS, en contrat à durée indéterminée dans le cadre des dispositions législatives et réglementaires en vigueur, sur des postes déclarés vacants.

Toutefois, ils peuvent être recrutés sous contrat à durée déterminée dans le respect des conditions légales et réglementaires en vigueur.

Le contrat de travail est formalisé par écrit et comporte obligatoirement, quand il est conclu pour une durée indéterminée, une période d’essai de six mois.

Article 8 : Conditions générales d’exercice de la fonction

8.1– Exercice de l’activité

Conformément à l’article L.123-2-2 du code de la sécurité sociale, les règles relatives au cumul d’activités et de rémunérations des fonctionnaires s’appliquent aux praticiens conseils.

Les praticiens conseils s’engagent à exercer leur activité dans le cadre des dispositions légales et réglementaires et sont tenus au secret professionnel prévu par les dispositions législatives en vigueur.

L’employeur prendra toutes dispositions utiles pour que le secret médical soit respecté dans les locaux qu’il met à disposition des praticiens conseils.

Dans le cadre du respect de la réglementation en vigueur, l’indépendance technique des avis médicaux des praticiens conseils est garantie.

Par ailleurs, tout praticien conseil exercera ses fonctions dans le respect de la réglementation applicable au service des prestations.

8.2 – Inscription ordinale

Les praticiens conseils sont régulièrement inscrits au tableau de l’ordre de leur profession.

La cotisation des praticiens conseils à l’ordre de leur profession fait l’objet d’un remboursement intégral par l’employeur.

Article 9 : Délégation temporaire dans un emploi supérieur

Tout praticien conseil appelé à effectuer un remplacement dans un emploi de niveau de qualification supérieur au sien pour une période supérieure à trois mois consécutifs, perçoit à dater de son entrée en fonction, une indemnité égale à la différence entre sa rémunération réelle et celle qu’il obtiendrait s’il avait été définitivement nommé dans sa nouvelle fonction.

La décision de délégation temporaire doit être formalisée par écrit par la hiérarchie.

Article 10 : Protection juridique

L’employeur prend en charge les frais du cabinet d’avocat ainsi que les frais afférents à la défense du praticien conseil ou de l’ancien praticien conseil dans le cas où il ferait l’objet de contentieux à l’occasion de faits liés à sa fonction de praticien conseil, excepté lorsqu’il s’agit d’une procédure disciplinaire interne.

Sous- titre II : Le temps de travail

Article 11 : La durée du travail

Les praticiens conseils bénéficient des dispositions légales et réglementaires sur le temps de travail.

Les modalités d’application, tant en ce qui concerne la durée du travail que l’organisation du temps de travail, sont celles établies au niveau de la CNAMTS ou de l’ARS.

Article 12 : La compensation des fêtes légales intervenant un jour ouvrable habituellement chômé

En compensation des fêtes légales se situant un jour ouvrable habituellement chômé dans les services, il est accordé un jour de congé exceptionnel qui devra être pris le jour ouvré le plus proche précédent ou suivant la fête légale en cause.

Sous-titre III – Mobilité

Article 13 : Les changements d’affectation

L’employeur assure régulièrement la diffusion la plus large des vacances d’emploi de praticiens et centralise les candidatures.

Tout praticien conseil en exercice peut demander son changement d’affectation dans un poste vacant correspondant à son niveau de qualification.

L’employeur procède aux changements d’affectation soit sur la demande des intéressés, soit de manière exceptionnelle, lorsque les circonstances l’exigent et en dehors de toute procédure disciplinaire, par mutation dans l’intérêt du service avec l’accord de l’intéressé.

Dans chaque région, le médecin conseil régional peut procéder aux changements d’affectation sur demande des intéressés, après publication des postes vacants au niveau régional.

Article 14 : Les aides à la mobilité

A l’exception de la mutation disciplinaire, tout praticien conseil dont le nouveau lieu d’affectation est distant d’au moins 35 kilomètres de son ancien lieu de travail, bénéficie d’une indemnité forfaitaire de mobilité égale à 3 mois de la rémunération brute normale du nouvel emploi, versée dès la prise de fonction.

En cas de mobilité entraînant un changement de domicile et sur présentation de justificatifs, le praticien conseil bénéficie en sus des mesures suivantes :

  • –  un crédit de 5 jours ouvrés de congés exceptionnels rémunérés. Ce congé qui peut être fractionné est à prendre dans les 2 mois précédant ou suivant la mobilité.
  • –  le remboursement des frais liés à la recherche d’un logement, soit une prise en charge dans le cadre des dispositions conventionnelles en vigueur des frais inhérents au voyage de reconnaissance (transport, hôtel, repas) pour le praticien conseil et son conjoint ou situation assimilée. Le déplacement des enfants à charge pourra être pris en compte lorsque les obligations familiales le justifieront.
  • –  les frais d’agence afférents à la location ou à l’achat de la nouvelle résidence sont pris en charge par l’employeur sur présentation de factures, à concurrence d’un montant maximum de 1 500 euros.
  • –  l’aide de l’employeur dans la recherche d’un logement, notamment dans le cadre de sa politique de contribution à l’effort de construction employeur.
  • –  le remboursement pour le praticien conseil et sa famille (conjoint ou situation assimilée et enfants à charge), lors de son déménagement, des frais de transport sur la base du tarif chemin de fer, 1èreclasse ou de la voie aérienne dans la classe la plus économique lorsque le coût du transport est globalement inférieur à celui occasionné par les autres moyens de transport.
  • –  la prise en charge intégrale des frais de déménagement lorsque le praticien conseil présente préalablement au remboursement trois devis à l’employeur, qui lui notifie par écrit son accord sur le devis le plus économique. Le remboursement s’effectue sur présentation d’une facture détaillée et acquittée.
  • –  l’engagement de faciliter l’insertion professionnelle du conjoint ou situation assimilée dans la région d’accueil.Dans cette perspective, si le conjoint (ou situation assimilée) est salarié de l’institution, l’employeur étudie, avec le concours des organismes de la région considérée, les possibilités d’un reclassement ; si le conjoint (ou situation assimilée) n’est pas salarié de l’institution, les possibilités d’emploi existant au sein ou à l’extérieur de l’institution, dans la région concernée, sont explorées et il est mis à sa disposition une assistance à la recherche d’un emploi.

    Ces avantages sont également accordés, dès lors qu’il en remplit les conditions, au praticien conseil ayant bénéficié des aides accordées dans le cadre d’une double résidence visée ci- dessous, quand il procède à son déménagement dans le cadre de sa mobilité.

– Le praticien conseil qui, du fait de sa mutation, a une double résidence, bénéficie, sur présentation de justificatifs, du remboursement par l’employeur, pendant une période ne pouvant excéder six mois, du montant du loyer, dans la limite de huit cents euros par mois, hors charges, de la nouvelle résidence, ainsi que du remboursement des frais de déplacement à raison d’un transport hebdomadaire, lorsque, le déménagement de la famille est postérieur à celui du praticien conseil.

Ces dispositions ne s’appliquent pas aux praticiens conseils lors de leur première affectation.

Une fois la mobilité réalisée, les praticiens conseils concernés ne peuvent obtenir une nouvelle application des avantages définis ci-dessus à l’occasion d’une mobilité ultérieure, que s’ils ont occupé leurs nouvelles fonctions pendant au moins 3 ans, sauf lorsque le changement d’affectation est décidé par l’employeur dans l’intérêt du service. Le changement de site au sein d’un même échelon d’affectation à la suite de la fermeture d’un site secondaire ne saurait constituer à lui seul une mobilité dans l’intérêt du service ; ce changement ouvre droit au versement de l’indemnité forfaitaire de mobilité si les 2 sites sont distants d’au moins 35 km.

Les aides à la mobilité visées par le présent article ne s’appliquent pas aux praticiens conseils relevant des dispositions de l’article 42.2 de la présente convention collective.

Sous-titre IV – La formation

Article 15 ‐ Formation professionnelle des praticiens conseils

Les parties signataires s’accordent sur l’importance particulière que revêt la formation des praticiens conseils et s’engagent à tout mettre en oeuvre pour garantir son maintien à un niveau élevé.

A ce titre, la formation initiale, continue, ainsi que le développement professionnel continu sont mis en oeuvre dans le cadre des dispositions réglementaires en vigueur.

15.1 ‐ Formation initiale des praticiens conseils

Le praticien conseil nommé dans un emploi à l’issue de sa réussite au concours bénéficie d’une formation initiale destinée à lui présenter les valeurs et les objectifs de l’Assurance maladie, ainsi que les activités du service médical.

La formation initiale des praticiens conseils repose sur l’alternance de périodes théoriques à l’EN3S et de phases d’activité tutorées en échelon local du service médical.

La rémunération est versée pendant toute la durée de la formation et les frais de déplacement sont remboursés.

En contrepartie de cet investissement, le contrat de travail prévoit que le praticien conseil est soumis à une clause de dédit formation de 2 ans, à compter de la fin du stage.

15.2 ‐ Formation continue des praticiens conseils

La formation professionnelle des praticiens conseils est régie par l’accord sur la formation professionnelle des praticiens conseils au sein du service du contrôle médical de l’assurance maladie du 9 mai 2008.

Sous-titre V – Les frais de déplacement

Article 16 – Régime indemnitaire 1

Sous-titre VI – Régime de retraite complémentaire et de prévoyance

Article 17 : Arrco et Agirc

Les praticiens conseils couverts par la présente convention sont affiliés à l’Arrco et à l’Agirc.

Article 18 : Prévoyance et complémentaire santé

Les praticiens conseils sont affiliés à la Capssa.

Conformément aux dispositions du Protocole d’accord du 1er octobre 2008, les praticiens conseils bénéficient des dispositions du Protocole d’accord du 12 août 2008 établissant un

1 Abrogé par protocole d’accord du 23 juillet 2015 à effet du 1er novembre 2015

régime complémentaire de couverture des frais de santé au profit des salariés des organismes du régime général de sécurité sociale.

Titre III – Les congés et périodes de suspension du contrat

Article 19 : Congés annuels
19.1 – Le congé principal
Il est accordé aux praticiens conseils des congés annuels dans les conditions qui suivent :

  • –  moins d’un an de présence dans l’institution : 2,5 jours ouvrables par mois de présence, le résultat obtenu étant arrondi au nombre entier immédiatement supérieur;
  • –  plus d’un an de présence dans l’institution :

Nombre de mois de présence

Nombre de jours ouvrés de congés

1

3

2

5

3

7

4

9

5

11,5

6

13,5

7

16

8

18

9

20,5

10

22,5

11

25

12

27

La période normale des congés annuels est fixée, en principe, du 1er mai au 30 septembre. Toutefois, le praticien conseil a la possibilité de prendre son congé à toute autre époque et au plus tard jusqu’au 30 avril de l’année suivante.

Les absences pour maladie ou cure thermale constatées par certificat médical, accident du travail, maternité à plein traitement, longue maladie, sont, lorsqu’elles comportent le maintien du salaire, assimilées à un temps de travail et ne peuvent, par conséquent, entraîner la réduction du congé annuel.

Toutefois, le droit aux congés annuels n’est pas ouvert dans une année déterminée par les absences pour maladie ou longue maladie même rémunérées, ayant motivé une interruption de travail égale ou supérieure à 12 mois consécutifs.

Il est ouvert à nouveau à la date de la reprise du travail, la durée du congé étant établie proportionnellement au temps de travail effectif n’ayant pas encore donné lieu à l’attribution d’un congé annuel.

Le temps de présence est évalué au 1erjuin de l’année.

19.2 – Les congés supplémentaires

Dans la mesure où le praticien conseil bénéficie d’un congé principal, il lui est accordé dès lors que les conditions sont remplies au 1erjuin, les congés supplémentaires suivants :

– un demi-jour ouvré par tranche de cinq ans d’ancienneté.

L’ancienneté, au sens de la présente convention collective, s’entend des périodes d’activité, ainsi que de celles qui leurs sont assimilées en application d’une disposition d’origine légale ou réglementaire. Sont également considérées comme temps de présence, les périodes d’absence visées par l’article 3.3.1 du présent texte, quand elles emportent le maintien total ou partiel de la rémunération.

L’ancienneté est décomptée du jour de l’entrée dans l’institution ou dans une ARS. En cas de rupture du contrat suivi d’une nouvelle embauche, les périodes de travail ou assimilées s’ajoutent pour le calcul de l’ancienneté.

  • –  2 jours ouvrés par enfant à charge de moins de 15 ans.
  • –  8 jours ouvrés de congés supplémentaires pour le praticien conseil ayant la qualité decadre dirigeant.
  • –  en cas de fractionnement des congés annuels et dans la limite de la durée du congéprincipal, toute fraction de congés prise en dehors de la période du 1er mai au 30 septembre de chaque année entraîne l’attribution d’un congé supplémentaire de 2 jours ouvrés lorsque cette fraction est au moins égale à 5 jours ouvrés, de 1 jour ouvré lorsque cette fraction est de 2, 3 ou 4 jours ouvrés.

    En outre, lorsque les congés annuels seront attribués par nécessité de service en dehors de la période du 1er mai au 30 septembre, la durée de ces congés sera obligatoirement augmentée de 3 jours ouvrés.

    Article 20 : Congés de courte durée et congés enfants malades

    20.1 – Congés évènements familiaux

    En dehors des congés annuels et des congés légaux et sur justification des circonstances particulières, tout praticien conseil bénéficie de congés de courte durée.

    Ces congés ne donnent lieu ni à retenue sur les salaires, ni à imputation sur les congés annuels.

    Ils sont fixés comme suit, en ce qui concerne certains évènements familiaux intervenant un jour ouvré :

MARIAGE
– ou union par PACS du praticien conseil (1)
– d’un enfant, père/mère, frère/soeur, oncle/tante, beau- frère/belle-soeur

6 jours ouvrables 1 jour

DEMENAGEMENT MOBILIER

1 jour

DECES
– du conjoint ou du concubin ou partenaire d’un PACS ou d’un enfant
– des ascendants, descendants, frères, soeurs, suivant que les obsèques ont lieu dans un périmètre de 100 Kms ou au-delà
– des oncles/tantes, beaux-frères/belles-soeurs, beaux parents

3 jours ouvrables 1 à 2 jours

1 jour

(1) En cas de mariage postérieur à la conclusion d’un PACS, avec le même partenaire, il ne peut y avoir de deuxième ouverture de droit.

20.2 – Congés enfant malade

Le praticien conseil qui doit interrompre son travail pour donner des soins à un enfant malade dont il a la charge effective et permanente au sens des prestations familiales est autorisé, sur justification médicale à s’absenter dans la limite d’un crédit de 6 jours ouvrés payés par an, jusqu’au 16èmeanniversaire de l’enfant et d’un crédit de 12 jours ouvrés payés par an lorsque l’enfant malade est âgé de moins de 11 ans.

Ce crédit annuel s’apprécie par année civile et ce quel que soit le nombre d’enfants à charge.

Bénéficiera également, pour le même objet d’un crédit de 12 jours ouvrés, le praticien conseil dont l’enfant à charge est reconnu handicapé par la législation sociale en vigueur, quel que soit son âge, et vivant au foyer de façon permanente.

Ces autorisations d’absence peuvent être également utilisées en cas d’hospitalisation de l’enfant. Dans ce dernier cas, le salarié qui a épuisé le nombre de jours d’absence autorisé pour l’année en cours, a la possibilité d’utiliser le solde de jours non consommés de l’année précédente. En aucun cas, le nombre total de jours accordés pour une année civile ne peut dépasser 20 jours ouvrés.

Lorsque le conjoint est salarié, une attestation de son employeur devra être fournie pour justifier qu’il ne bénéficie pas d’un congé au titre de la même période d’absence.

Exceptionnellement, ces autorisations d’absence pourront être accordées au praticien conseil dont le conjoint n’exerce pas d’activité professionnelle lorsque celui-ci se trouve dans l’incapacité justifiée de donner les soins à l’enfant malade.

Le nombre de salariés bénéficiaires ne peut avoir pour effet de mettre à la charge de l’institution, pour un même foyer conjugal, un dépassement du crédit prévu aux alinéas précédents.

Les congés enfants malades sont assimilées à de la présence effective pour le calcul des congés payés.

20.3 – Autorisation d’absence pour faire face à des obligations ou circonstances familiales

Pour permettre de faire face, en particulier, à certaines obligations ou circonstances familiales, chaque praticien conseil peut disposer, en tenant compte des nécessités du service, d’un jour de congé supplémentaire par année civile, à prendre en dehors de la période des congés annuels, et non juxtaposé à une fête légale ou à un jour chômé payé, dimanche exclu.

20.4 – Autorisation d’absence accordée au praticien conseil siégeant comme juré dans une cour d’assises

Le praticien conseil appelé à siéger comme juré au niveau d’une cour d’assises, bénéficie du maintien intégral de sa rémunération.

Le salaire est maintenu sous déduction du montant de l’indemnité de session allouée par le ministère de la justice.

Article 21 : Absences pour maladie

En cas de maladie entraînant un arrêt de travail, le praticien conseil comptant au moins 6 mois de présence est rémunéré :

  • –  à salaire entier pendant 3 mois à dater de la première indisponibilité, s’il compte moins d’un an de présence à la date du premier arrêt de travail ;
  • –  à salaire entier pendant 6 mois et à demi-salaire pendant 3 mois s’il a au moins un an de présence.En cas de reprise à mi-temps sur prescription médicale, les praticiens conseils visés au premier alinéa reçoivent leur salaire entier dans la limite des périodes de 3 mois ou de 6 mois prévues ci-dessus.

    A l’expiration de ces périodes, le droit au paiement du salaire, en cas de maladie, est renouvelé lorsque le praticien conseil a repris son travail en une ou plusieurs fois :

    • –  pendant 6 mois, pour bénéficier du paiement du salaire entier pendant 3 mois ;
    • –  pendant un an, pour bénéficier du paiement du salaire entier pendant 6 mois et dupaiement de la moitié du salaire pendant 3 mois.

      Pour l’appréciation des périodes de reprise de travail prévues ci-dessus, les périodes de travail à mi-temps accomplies dans les conditions posées par le présent article comptent pour leur durée effective.

      En cas d’accident du travail ou de maladie professionnelle, le praticien conseil bénéficie du maintien total de salaire pendant toute la durée de son incapacité temporaire.

      Le praticien conseil atteint d’une affection de longue durée a droit à son salaire entier en cas d’interruption de travail au maximum pendant le délai prévu par l’article R 323-1 du Code de la Sécurité sociale, à la condition de respecter les obligations imposées par l’article L 324-1 dudit Code et de se soumettre aux contrôles médicaux prévus.

      Dans le cadre du présent article, le praticien conseil s’absentant pour maladie est tenu de justifier celle-ci en faisant parvenir dans le délai de 48 heures à sa Direction un certificat médical prescrivant le repos. Le praticien conseil est astreint à se plier aux contrôles médicaux effectués à la demande de l’employeur.

      En cas d’inobservation des obligations ci-dessus visées, le salaire sera supprimé.

      Article 22 : Congé maternité

      Pendant la durée du congé légal de maternité, le salaire du praticien conseil ayant 6 mois de présence est maintenu sans se cumuler avec les indemnités journalières dues.

      Ce congé n’entre pas en compte pour le droit aux congés de maladie et ne peut entraîner aucune réduction de la durée des congés annuels.

      A l’expiration de ce congé, le praticien conseil qui élève elle-même son enfant a droit à un congé de trois mois à demi-traitement ou à un congé d’un mois et demi à plein traitement, à l’issue duquel elle est réintégrée de plein droit dans son poste.

      Toutefois, quand elle assume seule la charge effective de l’enfant ou quand son conjoint (ou situation assimilée) se trouve privé de ses ressources habituelles (invalidité, maladie de longue durée….) elle bénéficie d’un congé de trois mois à plein salaire.

Article 23 : Congé pour adoption

Le praticien conseil ayant 6 mois de présence bénéficie, à l’occasion d’une adoption et pendant la durée du congé légal d’adoption, du maintien de salaire qui ne peut se cumuler avec les indemnités journalières dues au praticien conseil en tant qu’assuré social.

Ce congé n’entre pas en compte pour le droit aux congés de maladie et ne peut entraîner aucune réduction de la durée des congés annuels.

A l’issue de ce congé, le praticien conseil a droit à un congé de 3 mois à demi-traitement ou de un mois et demi à plein traitement au terme duquel il est réintégré de plein droit dans son poste.
Toutefois, lorsque le praticien conseil assume seul la charge effective de l’enfant ou si son conjoint (ou situation assimilée) se trouve privé de ses ressources habituelles (invalidité, maladie de longue durée….), il bénéficie d’un congé de trois mois à plein salaire.

Article 24 : Congé de paternité

Pendant la durée du congé légal de paternité, le salaire est maintenu aux praticiens conseils comptant 6 mois de présence.

Il ne peut se cumuler avec les indemnités journalières dues au praticien conseil en tant qu’assuré social.

Ce congé n’entre pas en compte pour le droit aux congés de maladie. Il ne peut entraîner aucune réduction de la durée des congés annuels.

Article 25 : Périodes militaires

Le praticien conseil ayant cessé temporairement ses fonctions pour satisfaire à ses obligations militaires bénéficie du maintien de sa rémunération, sous déduction des sommes perçues au titre militaire, et est, dès sa libération, réintégré de plein droit dans son poste.

Article 26 : Congé sans solde

Tout praticien conseil peut demander un congé sans solde pour une durée d’un an au plus.

Ce congé peut être accordé, compte tenu des nécessités du service, par décision de l’employeur.

Le congé peut, éventuellement, être renouvelé une fois pour une nouvelle durée maximale d’un an.

Les dispositions conventionnelles ne sont pas applicables pendant ce congé à l’exception de celles particulières du régime de prévoyance.

A l’expiration du congé, le praticien est réintégré de plein droit dans sa circonscription régionale.

Article 27 : Condition du maintien de salaire en cas d’arrêt de travail entraînant versement d’indemnités journalières 2

Le maintien du salaire ne peut se cumuler avec les indemnités journalières dues en tant qu’assuré social.

Lorsqu’un praticien conseil perçoit son salaire pendant un arrêt de travail, il ne peut percevoir un total de rémunération supérieur à celui qu’il aurait reçu s’il avait travaillé effectivement.

A cet effet, une retenue est effectuée de façon à ramener la rémunération totale à ce qu’elle aurait été pour une période correspondante. Le montant de cette retenue est versé au Fonds de solidarité des régimes instauré par l’accord établissant un régime complémentaire de couverture des frais de santé au profit des salariés des organismes de Sécurité sociale.

Titre IV ‐ Le détachement

Article 28 : Détachement

Un praticien conseil peut demander à être détaché auprès d’un autre organisme de sécurité sociale, auprès d’un organisme public ou privé à but non lucratif.

Le détachement peut être accordé par l’employeur. Le détachement ne peut être accordé pour une durée supérieure à cinq ans ; il peut être renouvelé par périodes de cinq ans au maximum.

A l’expiration du détachement, le praticien conseil qui le demande est réintégré à un poste correspondant à sa qualification.

La demande de réintégration ou de prolongation doit être adressée à l’employeur 6 mois au moins avant la fin de la période de détachement.

Les périodes de détachement sont prises en compte pour le calcul de l’expérience professionnelle.

Article 29 : Mise à disposition

Tout praticien conseil peut, avec son accord, être mis à disposition d’un autre organisme de sécurité sociale ou d’un organisme public.

Les modalités de cette mise à disposition font l’objet d’une convention conclue entre l’employeur, l’organisme concerné et le praticien conseil.

Pendant toute la durée de la mise à disposition le praticien conseil relève de la présente convention.

A l’expiration de la période de mise à disposition le praticien conseil est réintégré de plein droit dans son lieu d’affectation.

2 Article modifié par avenant du 28 juin 2016

Titre V – La représentation du personnel

Article 30 : Droit syndical

30.1 ‐ Droit syndical et libertés individuelles

La liberté d’opinion, la liberté d’expression, la liberté d’adhérer à tout syndicat professionnel ainsi que l’exercice du droit syndical sont des droits fondamentaux reconnus aux praticiens conseils.

Il est interdit de prendre en considération l’appartenance à un syndicat ou l’exercice d’une activité syndicale pour décider notamment d’un recrutement, d’une évolution de carrière, de la rémunération, de la formation, de la mobilité.

Aucun praticien conseil ne peut être sanctionné ou licencié en raison de l’exercice du droit de grève.

30.2 ‐ Participation aux instances conventionnelles et aux réunions de négociation nationale

Le praticien conseil désigné par une organisation syndicale, pour la représenter lors de la réunion d’une instance prévue par la présente convention collective, ou lors d’une réunion de négociation nationale, bénéficie d’une autorisation d’absence correspondant à la durée de cette réunion, ainsi qu’au temps de trajet nécessaire pour y participer.

Le temps passé en réunion, ainsi que le temps de trajet, sont de plein droit considérés comme temps de travail.

En conséquence, ils ne sauraient entraîner aucune diminution de la rémunération, et sont assimilés à un temps de présence pour le calcul des droits à congés payés, de l’expérience professionnelle, ainsi que de tous les droits que le praticien conseil tient du fait de sa présence dans l’institution.

Les frais de déplacement engagés à l’occasion de la participation à ces réunions sont pris en charge par l’employeur, le remboursement intervenant dans les conditions posées par l’article 16 de la présente convention collective.

30.3 ‐ Exercice des mandats syndicaux

Les praticiens conseils bénéficient des dispositions légales et réglementaires concernant l’exercice du droit syndical.

Les facilités nécessaires sont accordées aux représentants syndicaux pour l’exercice de leur mandat.

Les modalités de l’exercice du droit syndical résultent d’un accord négocié au niveau de la CNAMTS ou de l’ARS.

En l’attente, le mandat syndical s’exerce dans les mêmes conditions qu’avant l’entrée en vigueur de la présente convention.

Article 31 : Instances représentatives

Les praticiens conseils exerçant en ARS étant représentés au sein d’instances représentatives du personnel prévues par décret, les dispositions du présent article ne sont applicables qu’au sein de la CNAMTS.

31.1 – Les délégués du personnel

Afin de permettre la représentation des praticiens conseils, il est institué au sein des Directions régionales du service médical des délégués du personnel conformément aux dispositions du code du travail.

31.2 – Les Commissions d’examen des situations individuelles

Les Commissions d’examen des situations individuelles, qui sont saisies de toutes questions d’ordre individuel concernant les praticiens conseils et donnent leur avis sur les dossiers qui leur sont soumis, verront les mandats de leurs membres cesser de plein droit à compter de la mise en place des délégués du personnel.

31.3 – Les Comités de concertation

1. Le Comité national de concertation

Les parties à la présente convention collective s’accordent sur la nécessité de se conformer au droit commun du comité d’entreprise.

Dans l’attente de l’éclairage des Pouvoirs Publics sur les modalités pratiques de mise en place d’une instance de droit commun, elles s’entendent pour faire évoluer le fonctionnement du Comité national de concertation existant, selon les modalités transitoires suivantes :

Le Comité national de concertation du service du contrôle médical comporte une délégation de douze praticiens conseils désignés par les organisations syndicales proportionnellement aux voix obtenues aux élections aux Commissions d’examen des situations individuelles.
Il est présidé par le directeur général de la CNAMTS ou son représentant, qui peut être assisté de deux collaborateurs.

Le Comité national de concertation établit son règlement intérieur et se réunit sur convocation de son président, au moins une fois par mois.

Le Comité national de concertation désigne un secrétaire parmi ses membres élus.

L’ordre du jour des réunions du Comité national de concertation est établi conjointement par le président et le secrétaire.

Ce Comité est informé et consulté par le directeur général de la CNAMTS des projets de décision ou de directives relatives à l’organisation et aux règles de fonctionnement du service du contrôle médical. A ce titre, il exerce les attributions économiques d’un comité d’entreprise dans l’attente de la mise en place de cette instance de droit commun. Lorsqu’un avis est rendu dans ce cadre, seuls votent les représentants des salariés.

Les résolutions du Comité national de concertation sont prises à la majorité des représentants des salariés présents.

Les mandats des membres du Comité national de concertation existant au jour de l’entrée en vigueur du présent article cesseront de plein droit à compter de la mise en place de l’instance de droit commun (comité d’entreprise ou comité d’établissement) élue au scrutin national direct.

2. Le Comité régional de concertation

Un Comité régional de concertation, présidé par le médecin conseil régional du service du contrôle médical, est mis en place au niveau de chaque échelon régional du service médical. Il comporte des représentants des praticiens conseils désignés selon les mêmes modalités que celles appliquées aux membres des Commissions nationales d’examen des situations individuelles et un représentant de chaque syndicat représentatif.

Le mandat des membres du Comité régional de concertation a une durée de quatre ans ; il peut être renouvelé.

Les mandats des membres des Comités régionaux de concertation cesseront de plein droit à compter de la mise en place de l’instance de droit commun (comité d’entreprise ou comité d’établissement) élue au scrutin national direct.

31.4 – Les Comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail

Les modalités de mise en place et de fonctionnement de ces instances résultent d’un accord négocié au niveau de la CNAMTS.

31.5 – Le Comité régional de gestion des oeuvres sociales et culturelles

La gestion des oeuvres sociales et culturelles peut être réalisée, au niveau de chaque échelon régional du service médical, dans le cadre d’une association déclarée, régie par la loi du 1er juillet 1901, présidée par le médecin conseil régional du service du contrôle médical.

Dans l’attente de la mise en place d’une instance de droit commun pour le CE (comité d’entreprise ou comité d’établissement du Service Médical), chaque association perçoit, de la part de la CNAMTS, une dotation budgétaire annuelle.

Titre VI – Discipline

Article 32 : Principes

Toute faute commise par un praticien conseil dans l’exercice ou à l’occasion de ses fonctions l’expose à une sanction disciplinaire, à l’exclusion de toute amende ou autre sanction pécuniaire.

Les sanctions disciplinaires susceptibles d’être appliquées aux praticiens conseils sont les suivantes :

  • –  l’avertissement ;
  • –  le blâme ;
  • –  la mutation d’office ;
  • –  la rétrogradation ;
  • –  le licenciement. –

Les sanctions sont prises par l’employeur saisi éventuellement par le médecin conseil régional concerné, après avoir entendu l’intéressé.

L’avertissement et le blâme sont prononcés conformément à l’alinéa précédent sans consultation du conseil de discipline national des praticiens conseils.

Article 33 : Conseil de discipline national

Les sanctions autres que l’avertissement et le blâme, ne peuvent être prononcées qu’après consultation du conseil de discipline national des praticiens conseils, convoqué à la demande de l’employeur, qui doit se prononcer dans le délai d’un mois après réception de la demande. Le conseil est composé de 11 membres dont cinq représentants de l’employeur, et cinq praticiens conseils, désignés par les organisations syndicales représentatives appelées à négocier la présente convention.

Le conseil de discipline national est présidé par une personne qualifiée et indépendante choisie d’un commun accord entre l’Ucanss, l’employeur et les organisations syndicales représentatives visées ci-dessus.

Le conseil de discipline national se tient à l’Ucanss qui en assure le secrétariat.

Les frais occasionnés par la tenue d’un conseil de discipline national sont à la charge de l’employeur, y compris les frais de déplacement.

Article 34 : Procédure devant le conseil de discipline national des praticiens Conseils

Le praticien conseil qui comparaît devant le conseil de discipline national des praticiens conseils peut être accompagné d’une personne de son choix.

Il pourra, ainsi que son défenseur, prendre connaissance de son dossier quinze jours francs avant la réunion.

Le conseil de discipline devra formuler et motiver son avis par écrit.

Le secrétariat transmet l’avis du conseil de discipline national à l’employeur et au praticien conseil concerné par lettre recommandée.

Lors de la notification de sa décision, l’employeur rappelle l’avis rendu par le conseil de discipline national.

Titre VII ‐ La rupture du contrat de travail

Article 35 : Préavis

A l’exception de la période d’essai, il pourra être mis fin au contrat de travail dans les conditions fixées à cet effet par la loi, sous réserve de respecter, sauf cas de faute grave ou lourde, un délai de préavis fixé à :

  • –  6 mois pour un licenciement
  • –  3 mois pour une démission

Article 36 : Indemnité de licenciement

En cas de licenciement avec droits aux indemnités, tout praticien conseil perçoit une indemnité égale au montant du dernier traitement mensuel par année d’ancienneté dans l’institution avec un maximum de dix-huit mois.

Article 37 : Indemnisation du chômage

Les praticiens conseils privés involontairement d’emploi, sont indemnisés par l’employeur selon des modalités analogues à celles des employeurs relevant de l’Unedic.

Article 38 : Indemnité de départ en retraite

Le départ à la retraite se fera conformément aux dispositions législatives et réglementaires en vigueur.

Les praticiens conseils recevront, à titre d’indemnité de départ à la retraite, une somme égale à trois mois de salaire calculée sur leur dernier traitement mensuel, selon la formule suivante :

dernière rémunération mensuelle x nombre de mois de la structure salariale annuelle en vigueur __________________________________________________________________________ 4

Titre VIII – Dispositions spécifiques aux praticiens conseils originaires d’outremer ou exerçant leurs fonctions dans un DOM

Article 39 : Eléments de rémunération

39.1 ‐ Majoration de salaire

Dans les départements de la Guadeloupe, de la Guyane française, de la Martinique et de la Réunion, le salaire est calculé selon les dispositions de la présente convention collective, majoré de 40 %.

Toutefois, pour les praticiens du département de la Réunion, cela ne doit pas conduire à ce que la rémunération ainsi calculée soit inférieure à un salaire majoré de 25 % auquel est appliqué l’index de correction en vigueur dans ce département, seule la solution la plus favorable devant être retenue.

39.2 ‐ Prime de transport

Une indemnité mensuelle de transport, qui a pour objet d’indemniser les frais inhérents aux trajets aller-retour effectués entre le domicile et le lieu habituel de travail, est attribuée aux praticiens conseils.

Son montant et ses modalités d’attribution sont fixés par accord local.

En l’absence d’accord local, le barème suivant est retenu :

Distance aller-retour domicile/lieu habituel de travail

Montant mensuel

de 1 à 10 km

20 euros par mois

plus de 10 à 40 km

30 euros par mois

plus de 40 km

60 euros par mois

* Les montants ci-dessus suivent l’évolution de la valeur du point

Article 40 : Congés

a) Il peut être accordé chaque année un délai de route de 2 jours aux praticiens conseils originaires des départements d’Outre-mer et affectés en métropole.

Ce délai de route est attribué à l’occasion de la prise de congé annuel, lorsque celui-ci se déroule dans leur lieu d’origine à condition qu’il soit situé à plus de 5 000 kms du lieu où travaille le praticien conseil.

b) Les praticiens conseils en fonction dans un organisme des départements d’outremer ont droit aux congés annuels prévus à l’article 19 de la convention collective.

Les praticiens conseils des organismes de Sécurité sociale des départements de la Guadeloupe, de la Guyane française, de la Martinique et de la Réunion ont la possibilité de cumuler leurs congés annuels dans la limite de quinze jours par an, pendant deux ans, afin de bénéficier la troisième année de deux mois de congés en métropole.

Article 41 : Voyage

1) Les salariés ont droit au remboursement du voyage sur la base du prix du voyage aérien correspondant à la classe la plus économique pour eux, leur conjoint ou assimilé, et leurs enfants à charge, dans les cas suivants :

  •   lors de l’affectation ;
  •   dans la limite d’une fois par an, lors d’un congé annuel passé soit dans un autredépartement d’outre-mer, soit en métropole, à condition d’y avoir précédemment

    travaillé pour l’institution ;

  •   lors du décès d’un de leurs ascendants ou descendants en ligne directe ;
  •   lors d’un rapatriement pour raison de santé ou pour convalescence ;
  •   lors d’une mutation ;
  •   lors de leur retour au lieu de leur ancien domicile, en cas de rupture du contrat detravail du fait de l’employeur ;
  •   lors de leur retour au lieu de leur ancien domicile, dans les autres cas de rupture ducontrat de travail, dès l’instant où les intéressés ont exercé des fonctions dans l’organisme pendant au moins trois ans consécutifs.

    Le fait pour un agent d’avoir précédé son conjoint (ou situation assimilée) et ses enfants à charge dans son nouveau lieu de résidence ne lui enlève pas le droit au paiement de leurs frais de voyage.

    A l’occasion d’une mutation, ces frais incombent à l’organisme preneur.

    La notion d’enfants(s) à charge visée au présent titre s’entend des enfants de moins de vingt ans, sans activité professionnelle ou en apprentissage, des enfants de moins de vingt cinq ans poursuivant leur formation professionnelle ou leurs études et des enfants qui, sans

limite d’âge, sont dans l’impossibilité permanente de se livrer à un travail par suite d’infirmité ou de maladie incurable, dont le praticien conseil assume la charge effective et permanente, laquelle implique la charge financière et l’obligation d’entretien et d’éducation, qu’ils vivent ou pas sous son toit.

2) Le praticien conseil originaire d’un département d’outre-mer et affecté en métropole, bénéficie, après 6 mois de présence, d’une participation aux frais de transport engagés à l’occasion de ses congés payés annuels pris dans son département d’origine, dans les conditions qui suivent.

Il peut opter pour l’une des deux solutions suivantes qui concernent ses frais de transport, ceux de son conjoint (ou situation assimilée), et ceux de ses enfants à charge au sens de la définition vue supra, lorsqu’ils voyagent en même temps que lui :

  •   soit tous les 4 ans : le remboursement du prix du billet d’avion au tarif le moins coûteux ;
  •   soit tous les ans : la prise en charge à 30 % du voyage sur la base du tarif défini comme ci-dessus.Pour bénéficier de cette indemnisation, les intéressés devront justifier du paiement du billet et de l’accomplissement du voyage aller et retour.

    Lorsque le conjoint (ou situation assimilée) travaille, une attestation de son employeur est exigée avant le départ pour justifier qu’il ne bénéficie pas d’avantages identiques ou n’est pas susceptible d’en bénéficier au titre de la même période de référence.

    3) Les praticiens conseils affectés dans les départements d’outre-mer, lorsqu’ils sont amenés à se déplacer pour des motifs professionnels, sont autorisés à obtenir le remboursement du voyage sur la base du prix du voyage aérien correspondant à la classe immédiatement supérieure à la classe la plus économique, dès lors que la mission est d’une durée inférieure ou égale à une semaine, délais de vol compris.

    Article 42 : Affectation et mobilité

    42.1 – Conditions d’affectation

    S’agissant du régime général de la sécurité sociale, toute nouvelle affectation d’un praticien conseil dans l’un des départements d’outre-mer (départements de la Guadeloupe, de la Guyane française, de la Martinique et de la Réunion) est arrêtée par le directeur général de la CNAMTS pour une période de quatre années, renouvelable éventuellement une fois.

    Pour l’affectation qui suit cette période, l’intéressé fait acte de candidature sur trois postes distincts publiés à la dernière vacance nationale précédant l’échéance.

    Sa nomination définitive est prononcée par le directeur général de la CNAMTS sur l’un des trois postes mentionnés dans les trois choix exprimés par le praticien.

    42.2 – Avantages accordés à l’occasion d’une mutation

    Lors d’une mutation d’organisme à organisme entre les départements de la Guadeloupe, de la Guyane française, de la Martinique, ou de la Réunion, ou de l’un des organismes de ces départements vers un organisme de la métropole ou inversement, le praticien conseil bénéficie :

 d’une prime de mobilité, versée par l’organisme preneur, qui est due quelle que soit la distance qui sépare l’ancien domicile du nouveau. Le montant de cette prime, qui est

 

 

acquise dès la prise de fonctions, est fixé à quatre mois de la rémunération brute normale attachée au nouvel emploi, non comprise la majoration de salaire prévue à l’article 39. Le montant de cette prime est majoré de 1/12ème du salaire annuel, non comprise la majoration de l’article 39, pour le conjoint (ou situation assimilée) et de 1/24ème du même salaire par enfant à charge ;

d’un crédit de cinq jours de congés exceptionnels rémunérés. Ce congé, qui peut être fractionné, est à prendre dans les deux mois précédant ou suivant le changement d’organisme ;

de l’aide de l’organisme d’accueil dans la recherche d’un logement, notamment dans le cadre de sa politique de contribution à l’effort de construction employeur ;
de la prise en charge intégrale des frais de déménagement dans les conditions suivantes : le salarié présente préalablement au remboursement trois devis à l’organisme preneur, qui lui notifie, par écrit, son accord sur le devis le plus économique. Le règlement s’effectue sur présentation d’une facture détaillée et acquittée ;

de l’engagement de l’organisme d’accueil de faciliter l’insertion professionnelle du conjoint ou situation assimilée dans le département,

d’un remboursement, sur présentation de justificatifs, des frais liés à la recherche d’un logement, soit une prise en charge dans le cadre des dispositions conventionnelles en vigueur des frais inhérents au voyage de reconnaissance (transport, hôtel, repas) pour le praticien conseil et son conjoint ou situation assimilée ;

de la prise en charge par l’employeur des frais d’agence afférents à la location ou à l’achat de la nouvelle résidence sur présentation de facture, à concurrence d’un montant maximum de 1500 euros ;

Ces dispositions sont également applicables aux praticiens conseils issus du concours qui, lors de leur affectation, font preuve d’une mobilité qui s’exerce dans les conditions du présent article.

Ces avantages excluent ceux prévus par l’article 14 de la présente convention collective.

TITRE IX ‐ DISPOSITIONS DIVERSES

Article 43 : Durée

Le présent accord constitue une convention collective nationale de travail des praticiens conseils du régime général, à durée indéterminée.

Il s’applique sous réserve de l’agrément prévu à l’article L 123-2-1 du code de la sécurité sociale et ne vaut en aucun cas engagement unilatéral de l’employeur.

Article 44 : Modalités de dénonciation, révision

Le présent accord pourra être révisé et dénoncé dans les conditions légales.

Article 45 : Droit de saisine des organisations syndicales

L’Ucanss s’engage à répondre à toute demande écrite de négociation sur un thème émanant d’une organisation syndicale représentative.

Article 46 : Commission paritaire nationale d’interprétation

En vue de veiller à une exacte application de la convention collective nationale des praticiens conseils, il est institué une commission paritaire nationale d’interprétation.

La commission paritaire nationale d’interprétation se réunit à la diligence de l’Ucanss sur la demande des parties en cause ou d’une organisation syndicale ayant négocié la présente convention, par lettre recommandée.

La commission paritaire nationale d’interprétation se tient à l’Ucanss qui en assure le secrétariat.

Elle est composée pour la partie représentant l’employeur du directeur de l’Ucanss ou son représentant et de trois représentants de l’employeur et de représentants des organisations syndicales ayant été appelées à négocier la présente convention.

Chaque partie disposera du même nombre de voix indépendamment du nombre de représentants présents.

Elle se prononce sur l’interprétation à retenir dans un avis motivé dont un exemplaire est adressé dans le mois suivant la date à laquelle il a été pris aux parties en cause et à l’ensemble des parties signataires. La commission paritaire nationale statue dans un délai maximum de deux mois.

Les frais de déplacements des représentants des organisations syndicales sont à la charge de l’Ucanss dans les conditions visées à l’article 16 du présent accord.

Article 47 : Instance nationale de suivi

Il est institué au niveau de l’Ucanss une instance de suivi composée, d’une part, du directeur de l’Ucanss ou de son représentant et de représentants de l’employeur (CNAMTS et ARS) et, d’autre part, de dix représentants au total pour les organisations syndicales nationales affiliées à chacune des cinq confédérations représentatives au plan national.

L’instance nationale de suivi est réunie plusieurs fois par an pour réaliser un point d’étape de l’application de la présente convention collective et être informée des évolutions en cours du Service Médical de l’Assurance Maladie.

Elle émet également un avis sur le projet de liste nationale d’aptitude prévue à l’article 4 de la présente convention collective.

A ces fins, elle reçoit communication 15 jours avant la date de la réunion de tous les éléments d’information tant quantitatifs que qualitatifs nécessaires à ces examens.

Article 48 : Date d’effet

Les dispositions du présent texte entrent en vigueur au premier jour du mois qui suit l’agrément.

Fait à Paris, le

Philippe Renard Directeur

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